12.5.1813 – Dresden – (L2) No. 44 / GRANDE ARMÉE

NAP-108

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Beschreibung

No 44 GRANDE ARMEE

GRANDE ARMEE – VERNEANY (?), NN. de. Offizier. – Brief an seine in Paris. DRESDEN, 12. Mai 1813. 3 pp. in-4, Adresse mit Stempel No 44 GRANDE ARMEE.

Je t’ai parlé dans ma dernière lettre, ma chère maman, de mon voyage jusqu’à Francfort et des personnes que j’y ai vues: j’en suis parti le 1er avec mon chef de bataillon, tous les deux à cheval et nous sommes venus le plus tôt possible par Fulde, Erfurt, Weimar, Jena et Gera. Il me tardait beaucoup de rejoindre mon régiment et je faisais mes journées d’autant plus fortes que le quartier général se portait toujours en avant. J’appris à Fulde la bataille de Lützen ou toute la Jeune Garde s’est bien montrée; j’ai beaucoup regretté cette occasion là, heureusement que l’Empereur n’a point encore passé de revue et n’a rien accordé. J’ai rejoint Nompère avec son régiment à Eisenach; je l’ai dépassé, il ne rejoindra, dans le cas ou nous resterions ici, que dans deux jours. Je suis arrivé ici hier soir et j’y ai trouvé mon régiment: ce matin toute la Garde a pris les armes pour accompagner l’Empereur qui a été au devant du roi de Saxe, pour que sa rentrée dans sa capitale soit plus triomphale. Après cette cérémonie, j’ai été faire mes visites au général Rottembourg qui est mon général de brigade et au général Dumoustier qui commande par bonheur notre division; j’ai été aussi chez Mr le maréchal Duroc à qui j’ai remis la lettre de Mr de Ch. et celle de Mr de Marbeuf; je n’ai qu’a me louer de la réception que m’ont faite tous ces généraux. J’ai vu aussi le colonel Gallbois à qui j’ai remis la lettre de Mr d’Embrugeac; si nous ne partons pas demain je me propose d’aller chez le général Roguet que je n’ai pas trouvé aujourd’hui, chez le duc de Trévise et chez Mr le comte Daru pour le prier de me permettre de lui apporter de tems en tems quelques lettres.

J’ai vu ce bon colonel Dariolle, il est colonel du 1er régiment de Tirailleurs, ainsi me voilà plus rapproché de lui, j’espère que cette campagne je ne me trouverai point sous les ordres du général Roguet puisqu’il commande la Vieille Garde. Mon voyage ne m’a point fatigué, mes chevaux se sont un peu plus que moi; j’en suis très content; Auguste n’est pas encore bien au fait de son affaire, je n’en suis pas cependant mécontent mais le service de campagne est bien différent de celui de Paris.

Adieu, ma chère maman… Je vous embrasse tous tendrement… Je t’embrasse…

ÜBERSETZUNG:

Ich habe Dir in meinem letzten Brief, meine liebe Mama, von meiner Reise bis nach Frankfurt gesprochen, und von den Personen, die ich gesehen habe. Ich bin von dort am 1. mit meinem Chef de Bataillon aufgebrochen, beide zu Pferd, und wir sind schnellstmöglich hierher über Fulda, Erfurt, Weimar, Jena und Gera gekommen. Es war höchste Zeit für mich, mich meinem Regiment wieder anzuschließen, und ich legte täglich um so größere Strecken zurück, da sich das Hauptquartier immer nach vorne bewegte. Ich erfuhr in Fulda die Schlacht von Lützen, wo sich die Junge Garde gut gezeigt hat. Ich habe diese Gelegenheit sehr bedauert. Glücklicherweise hat der Kaiser noch keine Heerschau gemacht und noch nichts bewilligt. Ich habe Nompère mit seinem Regiment in Eisenach getroffen. Ich habe ihn überholt. Er wird sich erst in zwei Tagen uns wieder anschließen, falls wir hier bleiben sollten. Ich bin hier gestern Abend angekommen und habe hier mein Regiment vorgefunden. Heute Morgen hat die ganze Garde die Waffen ergriffen, um den Kaiser zu begleiten, der vor dem König von Sachsen ging, damit dessen Rückkehr in seine Hauptstadt triumphaler war. Nach dieser Zeremonie habe ich dem General Rottembourg meinen Besuch abgestattet, der mein Brigadegeneral ist, und dem General Dumoustier, der glücklicherweise unsere Division befehligt. Ich war auch bei dem Herrn Marschall Duroc, dem ich den Brief von Herr de Ch. und jenen von Herrn de Marboeuf übergeben habe. Ich kann mich nur zu dem Empfang, den mir all diese Generäle bereitet haben, beglückwünschen. Ich habe auch den Colonel Gallbois gesehen, dem ich den Brief von Herrn d’Embrugeac übergeben habe. Falls wir morgen aufbrechen, habe ich vor zum General Roguet zu gehen, den ich heute nicht vorgefunden habe, zum Herzog von Treviso und zu Herrn Comte Daru, um ihn zu bitten, mir zu gestatten, ihm von Zeit zu Zeit einige Briefe zu bringen. Ich habe diesen guten Colonel Dariolle gesehen. Er ist Colonel des 1. Regiments der Tirailleurs, jetzt bin ich ihm also näher. Ich hoffe, dass ich mich auf diesem Feldzug nicht unter dem Befehl des Generals Roguet befinden werde, denn er befehligt die Alte Garde. Meine Reise hat mich überhaupt nicht erschöpft, meine Pferde sind es etwas mehr als ich. Ich bin damit sehr zufrieden…