25.5.1807 – Hanau – (L2) No. 21 / GRANDE ARMÉE

NAP-107

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Beschreibung

No 21 GRANDE ARMEE

GRANDE ARMEE – FITTE DE SOUCY, Charles Philippe (Paris 1776 – Königsberg 1813). Capitaine, Aide de Camp des Generals Kellermann. Er starb am 1. Januar 1813 auf dem Rußlandfeldzug in Königsberg im Alter von 36 Jahren am Fieber. – Brief an seine Frau, Joséphine de Soucy, geborene Bernard de Coubert (1777-1868) in Vitry-sur-Seine. HANAU, 25. Mai 1807. 3 pp. in-4, Adresse mit Stempel No 21 GRANDE ARMEE.

Je n’ai pas pu t’écrire hier, ma bonne Joséphine, parce que je n’ai pu rester qu’un instant à Mayence pour remettre à Monsieur le Maréchal, la lettre que Madame la Maréchale avoit bien voulu me donner. Monsieur le Maréchal m’a dit de partir bien vite pour Hanau où je trouverois encore son fils, en conséquence je m’y suis rendu malgré la fatigue que j’avois éprouvé pendant les 4 jours et 4 nuits que j’ai passées dans ma mauvaise voiture. Enfin je suis arrivé à 8 ½ du soir et j’ai eu à peine le temps de voir le général qui alloit au bal. La nuit m’a remis de mes fatigues, sans m’oter toutes mes inquiétudes, ce matin je viens de déjeuner avec le général et j’ai vu qu’il tenoit beaucoup à ses anciens aides de camp, qui desirent de leur coté revenir près de lui, mais j’espere qu’avec la bienveillance de sa mere, et tous les soins que j’y mettrai, je parviendrai à lui inspirer de l’intéret. Je te prie de voir Madame la Maréchale le plus souvent que tu pourras afin qu’elle me recommande dans ses lettres. Nous partons demain pour Berlin d’ou j’espere pouvoir t’écrire, ce que je ferai toutes les fois que cela me sera possible, et j’irai toujours au-devant des occasions; je mettrai la plus grande économie dans mes dépenses afin de ne pas déranger notre petite fortune si nécessaire à notre Armand [1806-1884]. Dieu m’est témoin que je n’ai été guidé que par le désir de pouvoir un jour lui être utile, si cependant il m’arrivoit des évènemens que je ne puis pas prévoir, je voudrois pouvoir m’adresser au général, ce qui ne se pourroit qu’autant que sa mere ou Mr Sauvage son oncle, lui écrivoit qu’il n’y a rien à perdre avec moi. J’espere n’avoir pas besoin de cette ressource, mais il faut obeir à la providence qui veut que nous nous aidions… Au moment ou je t’écris, Mr Dudouit chef d’escadron au 8ie de Dragons, neveu de Mr Bouillart, arrive, il dine avec nous et c’est une rencontre heureuse pour moi, car il est extrèmement honnête, et il parlera de moi au général…

ÜBERSETZUNG:

Ich konnte Dir gestern nicht schreiben, meine gute Josephine, da ich nur einen Augenblick in Mainz bleiben konnte, um dem Herrn Marschall [KELLERMANN] den Brief zu übergeben, den Madame die Marschallin die Güte hatte mir zu geben. Der Herr Marschall sagte mir, schnell nach Hanau aufzubrechen, wo ich noch seinen Sohn vorfände. Also habe ich mich dorthin begeben, der Erschöpfung zum Trotz, die 4 Tage und 4 Nächte verspürt hatte, die ich in meiner schlechten Kutsche verbracht habe. Schließlich bin ich um 20.30 Uhr angekommen und ich hatte kaum die Zeit, den General [KELLERMANN] zu sehen, der auf den Ball ging. Die Nacht hat mich wieder Kräfte schöpfen lassen, ohne mir meine Sorgen zu nehmen. Heute Morgen habe ich gerade mit dem General gegessen und ich sah, dass er sehr an seinen alten Aide de Camps festhält, die ihrerseits wünschen zu ihm zurückzukehren. Aber ich hoffe, dass ich mit dem Wohlwollen seiner Mutter und aller Sorgfalt, die ich dabei walten lassen werde, dahingelangen werde, bei ihm Interesse zu erwecken. Ich bitte Dich Madame die Marschallin so häufig wie möglich zu besuchen, damit mich diese in ihren Briefen empfiehlt. Wir brechen morgen nach Berlin auf, von wo aus ich hoffe, Dir schreiben zu können… Ich werde in meinen Ausgaben so sparsam wie möglich sein, um unser kleines, unserem Armand so notwendiges Vermögen nicht zu stören. Gott ist mein Zeuge, dass ich nur von dem Verlangen geleitet war, ihm eines Tages vonnutzen zu sein. Falls mir jedoch etwas passieren sollte, was ich nicht vorhersehen kann, möchte ich mich an den General wenden können…